90 90superterreLa formation des super-Terres, planètes extrasolaires de masses intermédiaires entre celle de la Terre et celle de Neptune et très proches de l’étoile centrale, demeure un mystère. Si elles sont très fréquentes autour des étoiles, elles sont absentes dans notre Système solaire.

Vignette SoleilQuelle est l’origine de l’air que nous respirons, de l’eau dans nos mers et océans, d’où vient la lumière du jour, pourquoi existe-t-il un climat terrestre, pourquoi des aurores boréales, pourquoi… ? La réponse se trouve dans le ciel. Les étoiles sont un formidable fournisseur d’éléments chimiques et notre Soleil est source de vie. Depuis des temps immémoriaux, l’homme s’est préoccupé d’en savoir toujours davantage sur les astres, leur mouvement, leur dimension, leur composition... Ainsi est née l’astronomie, qui nous renseigne sur les astres célestes. Lesquels sont décrits par diverses caractéristiques, masse, diamètre, rotation, température, composition chimique, etc., auxquelles s’ajoutent la place de ce corps dans l’univers, son histoire, voire, dans le cas du Soleil, ses répercussions sur l’histoire de l’humanité.

Les succès de l’instrument interférométrique GRAVITY sur le Very Large Telescope Interferometer (VLTI), avec notamment les résultats de confirmation de relativité générale en champ fort qu'il a fourni sur le trou noir de notre Galaxie, SgrA*, a entrainé le démarrage d’un projet d’amélioration de l'instrument et des infrastructures du VLTI afin d'étendre ces performances au domaine des exoplanètes (optique adaptative haut contraste) et à celui de l'astrophysique extragalactique (optique adaptative haute sensibilité avec étoiles laser, double champ); il s’agit du projet GRAVITY+. Le consortium GRAVITY+, composé du MPE, du CNRS (dont le LESIA, l’IPAG, le laboratoire Lagrange et le CRAL), du MPIA, de l'Université de Cologne, du laboratoire CENTRA, de l'Université de Southampton ainsi que de l'ESO, travaille depuis 3 ans à la conception et la réalisation de quatre systèmes d'optiques adaptatives identiques qui remplaceront les systèmes MACAO, âgés de plus de 20 ans. Le MPE est le maître d'œuvre et responsable de la fabrication des analyseurs de surface d'onde pour étoile naturelle et étoile laser ; le LESIA assure la réalisation de l'ordinateur temps réel et l'IPAG, en collaboration avec ALPAO développe le dispositif de correction du front d'onde (miroir déformable avec 41x41 actionneurs). L'Observatoire de la Côte d'Azur est en charge de l'intégration de ces composants sur un banc optique qui reproduit le faisceau Coudé du VLT. 

Asteroid Ryugu vignetteIl y a deux ans, la mission japonaise Hayabusa2 a effectué une expérience d'impact sur la surface de l'astéroïde Ryugu, qui a donné lieu à un cratère d'une taille inattendue. Pour la première fois, une équipe internationale incluant des chercheurs de l’Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, CNRS, Laboratoire Lagrange a simulé intégralement un impact et la formation du cratère en résultant sur un astéroïde, reproduisant le cratère produit par cette expérience sur Ryugu . Ces simulations ont des implications sur l’âge de surface de l’astéroïde, sur ses propriétés matérielles, ainsi que sur la formation et l'évolution des petits astéroïdes en général. Ces simulations sont maintenant appliquées à l’impact de la sonde DART de la NASA sur le petit astéroïde Dimorphos afin de soutenir l’interprétation des données de la sonde Hera de l’Agence Spatiale Européenne qui mesurera en détail le résultat de l’impact et les propriétés de Dimorphos.

weave 12122022 vignetteNouveau spectrographe du télescope William Herschel (Canaries, Espagne), WEAVE vient de collecter avec succès ses premières lumières de galaxies. L’observation du Quintette de Stephan, un groupe de cinq galaxies, a permis de démontrer ses capacités inédites et promet à la communauté astronomique de nombreuses découvertes. En France, WEAVE a été soutenu par le CNRS, l’Observatoire de Paris-PSL et l’Observatoire de la Côte d’Azur.

wasp 39 b vignetteWASP-39 b is a planet unlike any in our solar system – a Saturn-sized behemoth that orbits its star closer than Mercury is to our Sun. This exoplanet was one of the first examined by NASA’s James Webb Space Telescope when it began regular science operations. The results have excited the exoplanet science community. Webb’s exquisitely sensitive instruments have provided a profile of WASP-39 b’s atmospheric constituents and identified a plethora of contents, including water, sulfur dioxide, carbon monoxide, sodium and potassium. The findings bode well for the capability of Webb’s instruments to conduct the broad range of investigations of all types of exoplanets, including small, rocky worlds like those in the TRAPPIST-1 system.

Gaia

Le prestigieux prix Berkeley-New York Community Trust for Meritorious Work in Astronomy, de la American Astronomical Society pour l'année 2023, a été attribué aux membre du consortium aux membres du consortium de traitement de données Gaia, le DPAC. La troisième publication des données de Gaia, qui a été mise à disposition le 13 juin 2022, a été accompagnée près de 50 articles scientifiques rédigés par le consortium Gaia, avec une forte participation de l'équipe Gaia de l'OCA. Reflétant l'impact de la mission sur la science de l'astronomie, cet immense corpus de travaux inclut les articles les plus cités dans toute l'astronomie au cours de l'année écoulée.

Didymos Dimorphos vignetteL'observation des occultations stellaires est une technique puissante pour étudier les propriétés physiques et dynamiques des astéroïdes, et son efficacité est fortement renforcée par la disponibilité des catalogues de la mission Gaia de l'ESA.  Cependant, les astéroïdes géocroiseurs (NEA) représentent toujours un défi car ils se déplacent rapidement et sont petits, ce qui produit des événements plus courts et des ombres projetées au sol beaucoup plus étroites. Pour atteindre les géocroiseurs grâce à cette technique, un projet appelé Asteroid Collaborative Research via Occultation Systematic Survey (ACROSS), dirigé par Paolo Tanga, astronome à l'Observatoire de la Côte d'Azur, laboratoire Lagrange (Université Côte d'Azur-OCA-CNRS) a été soutenu par le programme Discovery de l'ESA. ACROSS a été sélectionné dans le cadre d'un appel à projet sur la plateforme ouverte d'innovation spatiale de l'Agence, qui recherche des recherches spatiales innovantes à soutenir.

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